Les pouvoirs publics ont instauré des aides spécifiques pour les entreprises dont l’activité dépend fortement du carburant. L’accès à ces aides est encadré par plusieurs critères. Les entreprises doivent notamment démontrer l’impact réel de la hausse du carburant sur leur activité. Cela peut passer par la justification de dépenses significatives ou par une baisse de rentabilité liée à l’augmentation des charges. Les modalités varient selon les dispositifs : plafonds d’aide, seuils d’éligibilité, périodes de référence… Une analyse précise est donc nécessaire pour identifier les aides mobilisables et sécuriser les demandes.
Ce dispositif, déployé avec Bpifrance, s’adresse aux très petites entreprises (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME) des secteurs des transports, de l’agriculture et de la pêche. Objectif : renforcer leur trésorerie dans un contexte de coûts en forte augmentation.
Accessible 100 % en ligne, ce prêt permet une mise à disposition des fonds sous 7 jours.
Ce qu’il faut retenir :
Pour en bénéficier, la TPE ou PME doit notamment :
Les demandes peuvent être effectuées en ligne sur la plateforme dédiée mise en place par Bpifrance.
Plusieurs professions particulièrement touchées par la hausse des coûts du carburant verront leurs aides revalorisées dès le mois de mai 2026. Une enveloppe globale de 70 millions d’euros a été débloquée.
Pour en savoir plus sur ces aides, vous pouvez consulter le site du service public.
L’Urssaf propose plusieurs dispositifs permettant d’alléger temporairement les charges sociales des entreprises.
Pour les employeurs, il est possible de demander un report ou un étalement du paiement des cotisations sociales. Cet aménagement peut s’étendre jusqu’à 12 mois, voire davantage selon la situation de l’entreprise. Cette possibilité reste toutefois conditionnée au paiement préalable des cotisations salariales.
Les micro-entrepreneurs et travailleurs indépendants peuvent également bénéficier de mesures similaires. Ils ont la possibilité d’obtenir un étalement de leurs cotisations, mais aussi de réviser à la baisse leurs cotisations provisionnelles, afin de mieux les adapter à leur niveau réel d’activité.
En cas de difficultés plus importantes, un soutien complémentaire peut être mobilisé via l’action sociale du CPSTI. Ce dispositif permet, sous conditions, d’accorder une aide financière exceptionnelle aux travailleurs indépendants confrontés à une dégradation significative de leur situation.
Pour toute question ou demande d’information, vous pouvez contacter l’Urssaf :
Au-delà des secteurs professionnels, le Gouvernement met en place un soutien direct pour les particuliers les plus impactés.
Cette aide s’adressera aux « travailleurs modestes » et aux « grands rouleurs », sous conditions de revenus et de détention d’un véhicule.
Le demandeur doit avoir déclaré, au titre des revenus de l’année 2024, un revenu d’activité relevant de l’une des catégories suivantes : traitements et salaires (hors chômage et préretraite), bénéfices industriels et commerciaux, bénéfices non commerciaux ou bénéfices agricoles. Sont ainsi concernés les salariés et les indépendants.
L'aide prendra la forme d’un soutien forfaitaire, équivalant en moyenne à 20 centimes par litre. Elle est rétroactive sur avril, mai et juin 2026 et sera versée en une seule fois. La demande se fera en ligne sur impots.gouv.fr via un formulaire disponible début juin 2026, pour une durée de deux mois.
Au total, 2,9 millions de Français devraient pouvoir bénéficier de ce dispositif. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site du ministère de l'Economie.